L'oeil de Thot®

Philosophie de l'Oeil de Thot

Une vision évolutioniste où le Dieu de chacun tient le premi­er rôle:

Pour les égyptiens, Dieu n’est autre que le miracle de la vie. Dans cette vision du monde, les hommes sont un produit de la création au même titre que les animaux, les végétaux, les astres et même les dieux qui les représentent et les personnifient.

L’être humain, un kaléidoscope:

Les prêtres de l’Egypte ancienne avaient, semble-t-il, intégré la notion de la pluralité de l’Être humain, de ses facettes qui tournent et se retournent sur elles-mêmes comme un kaléidoscope. L’Être est toujours présent dans son intégrité, mais la vision et l’émotion sont différentes en fonction de la situation présente.

Pour comprendre ce raisonnement, il faut savoir que chaque être humain a reçu dans son kaléidoscope les mêmes pièces que ses congénères, avec certainement quelques différences de finition, mais le «moule» reste le même. Ce n'est que l’angle de vue, l'éclairage, l'instant et le mouvement qui génèrent des images différentes.

Au même titre, c'est l'éducation, le parcours de vie, les valeurs personnelles et la situation donnée qui génèrent les comportements, les intentions et les différentes réactions d’un individu à l’autre.

L’être humain est versatile. Observons par exemple la déesse Tefnout, plus communément appelée «la Lointaine».

Elle est la sœur jumelle et l’épouse de Shou, formant avec lui le premier couple mythique. Son amour est la symbiose entre les liens unissant des jumeaux et l’attachement inconditionnel à son mari adoré. Pourtant il lui arrive, et ceci de façon récurrente, de quitter son époux pour s'en aller vers le sud, là où le soleil est le plus chaud.

Que penser des escapades de Tefnout ? Devons-nous la voir comme une femme aimante ? Ou au contraire, la considérer comme une femme instable et infidèle ? Peut-être pourrions-nous l’imaginer mal dans sa peau ? La seule réponse à ces questions est : C’est Tefnout, elle est comme ça !

La philosophie de l’Oeil de Thot est celle-ci :

Pas de jugement de valeur, pas de ségrégations ou de segmentations, pas de condamnations mais seulement des être humains vus par des humains ou disons plutôt des dieux vus par d'autres dieux..

Des dieux multiples ? Une émanation du monothéisme:

Les dieux d'Egypte, comme dans grand nombre de mythologie, ne sont pas figés dans une apparence mais ils mutent et changent de corps ou de tête au gré des situations et des missions. Ce qui différencie les dieux d'Egypte de la majorité des mythologies est l'apparence humanoïde de ceux-ci et leur rattachement à la vie terrestre, nous pouvons même presque dire "Vie quotidienne". C'est que les Egyptiens on rapidement assimilés la vie et le miracle de la vie comme émanation de Dieu et non désigné un Dieu qui crée la vie.

L'Oeil de Thot est totalement imprégné de cette vision et les personnes y sont traitées au même titre que les dieux ; Toute créature est une part divine.

Lorsque l'Oeil de Thot nous parle de la relation entre deux personnes, il nous parle de celle-ci au même titre que les relations entre, par exemple Seckmet et Ptah ou Horus et Seth car, si ces dieux nous ressemblent tellement, c'est qu'il ont été créés par les hommes pour les hommes. Ils ont été créés pour donner une explication à ce Mystère, LA VIE.

Comment parvenir à expliquer la vie et ses multiples facettes avec une seule entité ? L’exercice pouvait être difficile pour une civilisation assoiffée de connaissance et de découverte. Une civilisation si évoluée qu’elle ne pouvait certainement pas se satisfaire d’un Dieu créateur avec une baguette magique. Dès lors, il est logique, voire évident, que tous ces dieux à la métamorphose facile, ne sont que le reflet d’une situation à un moment donné de cette création en mouvement.

Pour comprendre ce rattachement du panthéon égyptien à la vie terrestre et à ses cycles, il suffit de bien examiner ces dieux et leur apparence. Les dieux créateurs égyptiens sont tous, «excepté «Aton, l’incréé», représentés par des créatures terrestres, fût-ce dans des hybridations peu plausibles, mais ils sont toujours représentatifs d’une créature réelle (tant par leur aspect que par leurs proportions). Même les assemblages chimériques respectent autant que possible les proportions.

L’Oeil de Thot emprunte le regard de la philosophie égyptienne qui par sa mythologie démontre un incommensurable sens de l’harmonie et du Divin.

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